Pour celui qui en souffre, la migraine est insupportable. Les douleurs au crâne sont intenses, les nausées intenables et si l’on ajoute les vomissements, on pourrait se croire victime d’une indigestion. C’est loin d’être le cas, et ce n’est pas simplement en mangeant léger et en buvant beaucoup d’eau –comme cela est par ailleurs préconisé pour récupérer après les repas de fêtes de fin d’année- que la migraine disparaîtra. Car cette maladie peut devenir invalidante : outre les maux de têtes, le migraineux peut souffrir de troubles de la vision (apparition de lignes ou de mouches dans le champ de vision), picotements dans les bras, troubles du langage… jusqu’à la paralysie ou la cécité dans certains cas. La migraine devient alors un handicap dans la vie sociale mais aussi chez soi puisque le migraineux, « occupé » par ses crises, consacre moins de temps à son partenaire et à ses enfants. Pire, angoissé par la crainte de voir survenir une forte crise, il a tendance à s’isoler voire à s’enfermer sur lui-même. La dépression n’est pas loin et il est temps d’agir. Pour prévenir les crises, il est souvent conseillé d’adopter une meilleure hygiène de vie en évitant graisses, alcool et chocolat, en tous cas en grande quantité, et de réduire le stress par exemple grâce à des massages ou à la pratique de la natation ou de la gymnastique. D’autres méthodes sont disponibles : phytothérapie (utilisation de la partenelle,  ou de la passiflore), hypnose, lait de jument…

 

Migraine

Des médicaments existent aussi. Pour traiter les douleurs, on peut utiliser de l’aspirine, du paracétamol ou un anti-inflammatoire comme l’ibuprofène. Lorsque ces médicaments ne sont pas assez efficaces, les dérivés de l’ergot de seigle (ergotamine et dihydroergotamine) et les triptans sont préconisés. Les triptans constituent une nouvelle génération de médicaments pour lutter contre les migraines. Apparus dans les années 1990, les triptans, tout comme les dérivés de l’ergot de seigle, ne doivent pas être pris lors de l’aura, qui correspond aux manifestations se déroulant peu avant la crise. Par ailleurs, comme tout médicament, les triptans ne doivent pas être utilisés à la légère : ils doivent être prescrits par un médecin et ne doivent pas être prêtés à une voisine ou un ami, chaque médicament prescrit correspondant à un cas et pas à un autre. En outre, pour éviter tout ennui, il est conseillé de faire un bilan de santé et ce, avant de se faire prescrire quoi que ce soit.

Les triptans sont considérés comme des antimigraineux puissants, ils agissent sur les vaisseaux sanguins, ils sont dits vasoconstricteurs c’est-à-dire qu’ils rétrécissent les vaisseaux, entraînant ainsi une augmentation de la pression artérielle. Par ailleurs, les triptans agissent sur les neurones. Ces deux actions permettent de diminuer les douleurs subies par les victimes de migraine. La première molécule correspondant aux triptans s’appelle le sumatriptan. D’autres triptans ont depuis vu le jour : le zolmitriptan et le naratriptan, qui sont considérés comme étant plus efficaces que la première molécule arrivée sur le marché car ils agissent à l’intérieur même du cerveau. Comme tout médicament, les triptans ont des effets secondaires et puisqu’ils agissent sur les vaisseaux sanguins, ils sont contre-indiqués aux personnes souffrant d’une insuffisance cardiaque. Pour ces raisons, il est indispensable de s’adresser à un professionnel de la médecine.

Source:  (emprunt littéral et explicite)

http://www.marieclaire.fr/,migraine-5-gestes-simples-pour-soulager-les-maux-de-tete,827852.asp

http://www.mr-plantes.com/2016/02/curcuma/

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/migraine/migraine_triptans_revolution.htm